{"id":829,"date":"2023-01-04T18:42:14","date_gmt":"2023-01-04T18:42:14","guid":{"rendered":"http:\/\/agnesa.org\/?p=829"},"modified":"2023-01-04T18:42:15","modified_gmt":"2023-01-04T18:42:15","slug":"traduire-pourquoi","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/2023\/01\/04\/traduire-pourquoi\/","title":{"rendered":"Traduire, pourquoi?"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"683\" height=\"1024\" src=\"http:\/\/agnesa.org\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/IMG_8769-683x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-830\" srcset=\"http:\/\/agnesa.org\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/IMG_8769-683x1024.jpg 683w, http:\/\/agnesa.org\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/IMG_8769-200x300.jpg 200w, http:\/\/agnesa.org\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/IMG_8769-768x1152.jpg 768w, http:\/\/agnesa.org\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/IMG_8769-1024x1536.jpg 1024w, http:\/\/agnesa.org\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/IMG_8769-1365x2048.jpg 1365w, http:\/\/agnesa.org\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/IMG_8769-1568x2352.jpg 1568w, http:\/\/agnesa.org\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/IMG_8769-scaled.jpg 1707w\" sizes=\"(max-width: 683px) 100vw, 683px\" \/><figcaption>Mireille Gansel, \u00e0 1\u00a0580\u00a0m d\u2019altitude, sur eau de source non contr\u00f4l\u00e9e<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Pourquoi traduis-je? Ce livre-l\u00e0, c\u2019est d\u2019abord \u00e7a\u00a0: questionner l\u2019intime; explorer le chemin qui m\u00e8ne quelqu\u2019un \u00e0 traduire. Et remettre en question, peut-\u00eatre, qui ou comment on traduit.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est en tout cas ce \u00e0 quoi je pense, \u00e0 lire la venue aux mots de la traductrice Mireille&nbsp;Gansel, traductrice de po\u00e9sie, de l\u2019allemand et du vietnamien vers le fran\u00e7ais.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Traduire la langue natale<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Oui, de l\u2019allemand et du vietnamien. Grand \u00e9cart linguistique? Jeune fille dou\u00e9e en langues? P\u00e8re allemand, m\u00e8re vietnamienne? (mais le fran\u00e7ais alors?) Comment peut-on passer de Reine&nbsp;Kunze, \u00e9crivain allemand, \u00e0 Ch\u1ebf Lan Vi\u00ean, po\u00e8te vietnamien, en l\u2019espace d\u2019un peu de temps certes, mais tout de m\u00eame en semblant jouer \u00e0 saute-mouton d\u2019espace-temps en espace-temps?!<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est justement ce que nous narre la traductrice, grandie dans une famille franco-hongroise d\u2019origine juive \u00e0 l\u2019heure du communisme et de l\u2019apr\u00e8s-Seconde Guerre mondiale, puis aux brutaux \u00e9chos de la guerre du Vietnam. La traduction n\u2019est ici pas motiv\u00e9e par un amour des mots, par la volont\u00e9 d\u2019une carri\u00e8re internationale, par la fougue du voyage (que pourrais-je trouver encore comme raison de prendre \u00e0 c\u0153ur le m\u00e9tier de traductaire? Quel d\u00e9clic vous a fait venir \u00e0 la chose, vous-m\u00eame?), mais par la curiosit\u00e9 de l\u2019\u00e9cart entre les langues, par l\u2019enrichissement de sa propre langue par une autre, par la mani\u00e8re dont une langue est intimement li\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00eatre et \u00e0 l\u2019Histoire.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019on sent au fil de ces brefs chapitres, de l\u2019\u00e9pure de phrases courtes, de l\u2019averbal, de l\u2019\u00e9piphore qui berce, du d\u00e9tail qui nous rend \u00e0 l\u2019image, que traduire est une question de comprendre d\u2019o\u00f9 l\u2019on vient, qui l\u2019on est, dans quel monde l\u2019on vit. L\u2019on sent qu\u2019il y a un lien entre traduire le po\u00e8te vietnamien T\u00f4 \u0301&nbsp;H\u1eefu, dont certains de ses \u00e9crits furent r\u00e9dig\u00e9s en prison sur des feuilles de bananier, et traduire Nelly&nbsp;Sachs, po\u00e9tesse juive de langue allemande qui dut fuir le nazisme en Su\u00e8de.<\/p>\n\n\n\n<p>N\u2019en d\u00e9plaise \u00e0 <a href=\"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/2022\/12\/04\/traduire-compliquer-luniversel\/\" data-type=\"URL\" data-id=\"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/2022\/12\/04\/traduire-compliquer-luniversel\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Barbara\u00a0Cassin<\/a>, \u00e0 <a href=\"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/2022\/07\/11\/traduire-creer-lequivalence\/\" data-type=\"URL\" data-id=\"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/2022\/07\/11\/traduire-creer-lequivalence\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Souleymane Bachir Diagne<\/a> ou \u00e0 <a href=\"https:\/\/fr.calameo.com\/read\/0051108601ac1f6e5a1ed?fbclid=IwAR1u1AFbarTk4UjrokwMq3wBrGs6r1_VtqrRnbAbIN88mC_f631LmKhLjMw\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/fr.calameo.com\/read\/0051108601ac1f6e5a1ed?fbclid=IwAR1u1AFbarTk4UjrokwMq3wBrGs6r1_VtqrRnbAbIN88mC_f631LmKhLjMw\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Lori Saint-Martin<\/a> qui analysent la chose d\u2019un \u0153il abstrait ou pragmatique, c\u2019est peut-\u00eatre bien ici le meilleur \u00e9loge de la traduction que l\u2019on puisse faire\u00a0: le traduire qui vient cr\u00e9er du lien, qui vient faire connaitre la langue de ceux et celles qu\u2019on essaye de r\u00e9duire au silence. Peut-\u00eatre enfin est-ce bien le premier ouvrage lu qui mentionne l\u2019\u00e9change\u00a0et non la traduction \u00e0 sens unique\u00a0: des po\u00e8tes vietnamiens traduits en fran\u00e7ais; des po\u00e8tes fran\u00e7ais \u2013 magnifique rencontre avec Ren\u00e9\u00a0Char \u2013\u00a0traduits en vietnamien.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group is-style-twentytwentyone-border\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-center\"><em>Dans sa pr\u00e9face d\u00e9j\u00e0 [l\u2019\u00e9crivain Nguy\u1ec5n Kh\u1eafc Vi\u1ec7n] formulait le principe de traduction qui allait inaugurer mon apprentissage dans ce tout nouveau contexte&nbsp;: \u00ab&nbsp;Rester fid\u00e8le, c\u2019est d\u2019abord chercher \u00e0 recr\u00e9er cette humanit\u00e9, cette universalit\u00e9 de l\u2019\u0153uvre.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><strong>De l\u2019intime au travail du traductaire<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour autant, jamais Mireille&nbsp;Gansel n\u2019entre \u00e0 c\u0153ur ouvert dans le politique ni ne tombe dans du trop-personnel&nbsp;: ce dont elle parle, c\u2019est du travail des mots, de ce long et lent travail pour faire sonner les mots dans l\u2019autre langue, de mani\u00e8re juste, sans exoticiser.<\/p>\n\n\n\n<p>On y lit ainsi, de mani\u00e8re tr\u00e8s concr\u00e8te, sa m\u00e9thode face \u00e0 la traduction de certains po\u00e8mes, par l\u2019usage de plusieurs strates de lecture (les quatre cahiers pour Nelly&nbsp;Sachs), ou de traduction (les deux lignes pour Xu\u00e2n Di\u1ec7u). On y lit aussi la question de la retraduction, du poids d\u2019un mot qui passe, au fil des ann\u00e9es et de son exp\u00e9rience, d\u2019un \u00e9quivalent \u00e0 un autre. On y lit enfin son ph\u00e9nom\u00e9nal apprentissage de la langue vietnamienne pour \u00eatre \u00e0 m\u00eame de traduire, non pas \u00e0 l\u2019aide d\u2019une m\u00e9thode Assimil, mais de toute une panoplie d\u2019enseignants&nbsp;\u2013 ou de guides pr\u00e9f\u00e9rais-je dire, et aussi et bien s\u00fbr de l\u2019\u00e9preuve du lieu.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group is-style-twentytwentyone-border\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-center\"><em>Ces mois, ces ann\u00e9es de travail de traduction aupr\u00e8s de Nguy\u1ec5n Kh\u1eafc Vi\u1ec7n sur le terrain m\u00eame de cette culture, de cette r\u00e9alit\u00e9 tout autres m\u2019avaient appris une distance critique, un discernement par rapport \u00e0 un courant, une tradition qui privil\u00e9giaient une approche exotique o\u00f9, selon ses propres termes, \u00ab&nbsp;la bizarrerie, l\u2019\u00e9tranget\u00e9 l\u2019emportent sur l\u2019humain, o\u00f9 ph\u00e9nix et dragons cachent les hommes [\u2026]. C\u2019est le propre de l\u2019exotisme de susciter simplement une impression d\u2019\u00e9tranget\u00e9, sans \u00eatre \u00e0 m\u00eame de communiquer les \u00e9motions, les sentiments profonds qui animent une \u0153uvre&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><strong>Traduire le lieu<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019heure bien sonn\u00e9e du t\u00e9l\u00e9travail, il y a de fortes chances pour que les textes \u00e0 traduire sur votre bureau proviennent d\u2019un autre lieu que celui dont vous respirez l\u2019air. Moi-m\u00eame, j\u2019ai la t\u00eate au Canada et les pieds dans les Hautes-Alpes. Mais n\u2019y a-t-il pas \u00e0 un moment donn\u00e9 une connaissance tangible de la langue et de la culture que vous traduisez? Je me souviens avoir r\u00e9pondu <a href=\"https:\/\/nuitblanche.com\/entrevue\/2022\/10\/traduire-le-desert-entretien-avec-agnes-andre\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/nuitblanche.com\/entrevue\/2022\/10\/traduire-le-desert-entretien-avec-agnes-andre\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">dans l\u2019entrevue avec Fran\u00e7ois\u00a0Lavall\u00e9e <\/a>sur la traduction de <em>Seasons <\/em>d\u2019Ellen\u00a0Meloy qu\u2019il y avait \u00ab\u00a0quelque chose de physique dans le choix d\u2019une traduction\u00a0\u00bb; et je pensais ici \u00e0 la rencontre avec le texte qui est souvent bien plus (ou tout du moins bien autre chose) qu\u2019une recherche Internet. Je sens chez Mireille\u00a0Gansel cette m\u00eame importance du lieu\u00a0: elle est all\u00e9e \u00e0 Berlin; elle est all\u00e9e \u00e0 Hano\u00ef; elle est all\u00e9e dans de lointaines vall\u00e9es suisses. \u00c0 chaque fois, pour mieux traduire. Elle a travaill\u00e9 avec des ethnologues; elle a travaill\u00e9 avec des mus\u00e9es. Chez d\u2019autres, ce c\u00f4t\u00e9 physique se manifeste par des exp\u00e9riences formatrices de jeunesse ou l\u2019ouverture fi\u00e9vreuse et tr\u00e9pidante d\u2019un parapluie (<a href=\"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/2022\/07\/30\/traduire-un-jeu-au-mot-pres-un-jeu-a-plusieurs\/\" data-type=\"URL\" data-id=\"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/2022\/07\/30\/traduire-un-jeu-au-mot-pres-un-jeu-a-plusieurs\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Nicolas\u00a0Richard<\/a>). Un ami me disait encore comment il avait pass\u00e9 du temps dans le bistro o\u00f9 l\u2019\u00e9crivain qu\u2019il traduisait avait ses habitudes, pour s\u2019impr\u00e9gner (joignons l\u2019utile \u00e0 l\u2019agr\u00e9able) de\u2026. de quoi au juste? De tout un univers s\u00fbrement\u2026 C\u2019est comme cela que je prends et comprends le titre\u00a0: traduire comme transhumer, c\u2019est-\u00e0-dire, comme l\u2019explique le pr\u00e9facier, avoir \u00ab\u00a0l\u2019exp\u00e9rience et la connaissance ma\u00eetris\u00e9e de deux territoires en tous points diff\u00e9rents, mais rendus compl\u00e9mentaires [\u2026]\u00a0\u00bb, un lien entre traduction et territoire que la traductrice tisse tout au long de son r\u00e9cit et qui, pour ma part, se fraye un chemin tr\u00e8s proche de ma propre exp\u00e9rience.<\/p>\n\n\n\n<p>Seuls peut-\u00eatre quelques points de vue ou silences romantiques \u00e9maillant le r\u00e9cit (l\u2019id\u00e9e d\u2019une puret\u00e9 des langues, la m\u00e9taphore m\u00eame de la transhumance \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 nos chers ovins se d\u00e9placent par camions&nbsp;\u2013 mais oui, tel n\u2019est pas le propos, je le sais bien) me laisseront dans ce r\u00e9cit \u00e0 la marge de ses dires. Sous sa houlette, on se laisse ainsi \u00e0 penser \u00e0 ses propres langues natales et apprises; \u00e0 comment l\u2019on choisit ce que l\u2019on traduit; aux liens que l\u2019on cr\u00e9e \u2013 mine de rien.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group is-style-twentytwentyone-border\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-center\"><em>Un fran\u00e7ais dont il m\u2019apprit ainsi \u00e0 retracer la topographie des termes en tenant compte des variations de leur emploi selon les contextes g\u00e9ographiques et les usages locaux. Ainsi, par exemple, le mot \u00ab&nbsp;maison&nbsp;\u00bb en Bas-Valais, signifiant \u00ab&nbsp;cuisine&nbsp;\u00bb\u2026 Et le mot \u00ab&nbsp;chalet&nbsp;\u00bb en Suisse francophone renvoyant \u00e0 une tout autre r\u00e9alit\u00e9 sociale et culturelle que le m\u00eame mot en Savoie\u2026&nbsp;<\/em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p>***<\/p>\n\n\n\n<p><em><a href=\"https:\/\/livre.fnac.com\/a16817778\/Mireille-Gansel-Traduire-comme-transhumer\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/livre.fnac.com\/a16817778\/Mireille-Gansel-Traduire-comme-transhumer\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Traduire comme transhumer<\/a><\/em> de Mireille\u00a0Gansel, reparu en mai 2022 aux \u00e9ditions La Coop\u00e9rative (premi\u00e8re publication aux \u00e9ditions Calligramme en 2012).<\/p>\n\n\n\n<p>Mireille\u00a0Gansel fut de visite<a href=\"https:\/\/cceae.umontreal.ca\/evenement\/traduire-comme-transhumer\/\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/cceae.umontreal.ca\/evenement\/traduire-comme-transhumer\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"> \u00e0 Montr\u00e9al le 6\u00a0octobre 2022<\/a>\u00a0: c\u2019est bien b\u00ea\u00ea\u00eate, j\u2019en aurais profit\u00e9 pour l\u2019annoncer si je n\u2019avais point lu son livre\u2026 en d\u00e9cembre!<\/p>\n\n\n\n<p>Et pour en savoir plus d\u2019une autre mani\u00e8re, lisez <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/remue.net\/Mireille-Gansel-Traduire-comme-transhumer\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/remue.net\/Mireille-Gansel-Traduire-comme-transhumer\" target=\"_blank\">cette critique<\/a> ou encore <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.calligrammes-editions.fr\/note-de-lecture-de-santiago-artozqui\/\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.calligrammes-editions.fr\/note-de-lecture-de-santiago-artozqui\/\" target=\"_blank\">celle-ci<\/a>! <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"http:\/\/agnesa.org\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/IMG_8863-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-835\" srcset=\"http:\/\/agnesa.org\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/IMG_8863-1024x683.jpg 1024w, http:\/\/agnesa.org\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/IMG_8863-300x200.jpg 300w, http:\/\/agnesa.org\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/IMG_8863-768x512.jpg 768w, http:\/\/agnesa.org\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/IMG_8863-1536x1024.jpg 1536w, http:\/\/agnesa.org\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/IMG_8863-2048x1365.jpg 2048w, http:\/\/agnesa.org\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/IMG_8863-1568x1045.jpg 1568w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>Et pour conclure ce propos laineux : Transhumance de pr\u00e9 \u00e0 pr\u00e9, Alpes-de-Haute-Provence<\/figcaption><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pourquoi traduis-je? Ce livre-l\u00e0, c\u2019est d\u2019abord \u00e7a\u00a0: questionner l\u2019intime; explorer le chemin qui m\u00e8ne quelqu\u2019un \u00e0 traduire. Et remettre en question, peut-\u00eatre, qui ou comment on traduit. C\u2019est en tout cas ce \u00e0 quoi je pense, \u00e0 lire la venue aux mots de la traductrice Mireille&nbsp;Gansel, traductrice de po\u00e9sie, de l\u2019allemand et du vietnamien vers&hellip; <a class=\"more-link\" href=\"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/2023\/01\/04\/traduire-pourquoi\/\">Continue reading <span class=\"screen-reader-text\">Traduire, pourquoi?<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[88,52],"tags":[119,117,121,120,116,115,46,86,118],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/829"}],"collection":[{"href":"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=829"}],"version-history":[{"count":6,"href":"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/829\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":837,"href":"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/829\/revisions\/837"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=829"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=829"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=829"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}