{"id":768,"date":"2022-09-08T16:17:53","date_gmt":"2022-09-08T16:17:53","guid":{"rendered":"http:\/\/agnesa.org\/?p=768"},"modified":"2022-09-08T16:20:18","modified_gmt":"2022-09-08T16:20:18","slug":"la-traduction-et-celles-et-ceux-qui-la-font","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/2022\/09\/08\/la-traduction-et-celles-et-ceux-qui-la-font\/","title":{"rendered":"La traduction, et celles et ceux qui la font"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"http:\/\/agnesa.org\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/IMG_8348-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-769\" srcset=\"http:\/\/agnesa.org\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/IMG_8348-1024x683.jpg 1024w, http:\/\/agnesa.org\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/IMG_8348-300x200.jpg 300w, http:\/\/agnesa.org\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/IMG_8348-768x512.jpg 768w, http:\/\/agnesa.org\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/IMG_8348-1536x1024.jpg 1536w, http:\/\/agnesa.org\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/IMG_8348-2048x1365.jpg 2048w, http:\/\/agnesa.org\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/IMG_8348-1568x1045.jpg 1568w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>Jean Delisle et Alain Otis avec petit verre de Freesia, Mas d&#8217;Espannet<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>D\u2019o\u00f9 vient Termium&nbsp;Plus, une des banques de terminologie \u00e0 la r\u00e9putation internationale? Gr\u00e2ce \u00e0 qui pouvons-nous suivre des \u00e9tudes en traduction \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Laval, \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Montr\u00e9al ou \u00e0 celle d\u2019Ottawa? Quand a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 le Bureau de la traduction canadien, si souvent d\u00e9cri\u00e9 (\u00ab&nbsp;ah, cette fiche termino qui date de l\u2019an&nbsp;40!&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;oh, mais \u00e7a sent donc bien la traduction, ce texte\u2026&nbsp;\u00bb)? Autant de questions auxquelles r\u00e9pond l\u2019ouvrage de Jean&nbsp;Delisle et Alain&nbsp;Otis, qui s\u2019attache \u00e0 d\u00e9crire, en dix-huit chapitres th\u00e9matiques, une p\u00e9riode cl\u00e9 pour la traduction au Canada&nbsp;: de 1867, date de son ench\u00e2ssement dans la constitution jusqu\u2019\u00e0 1967, juste avant son \u00e2ge d\u2019or.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019histoire est dans les d\u00e9tails<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Les douaniers des langues&nbsp;: Grandeur et mis\u00e8re de la traduction \u00e0 Ottawa (1867-1967)<\/em>, c&#8217;est cela : l&#8217;histoire peu connue des d\u00e9buts de l&#8217;industrie de la traduction au Canada, non seulement dans les grandes lignes (la Loi Parent en 1841, premier texte de loi \u00e0 mentionner la traduction; la cr\u00e9ation du Bureau des Traductions en 1934, les premiers cursus universitaires de traduction dans les ann\u00e9es&nbsp;1950, l\u2019arriv\u00e9e de l\u2019interpr\u00e9tation simultan\u00e9e au S\u00e9nat en 1961\u2026) mais aussi dans les petites, ne l\u00e9sinant pas sur d\u2019importants d\u00e9tails (constitution des \u00e9quipes de traduction, formation, salaire, outils \u00e0 disposition, etc.).<\/p>\n\n\n\n<p>Sans omettre, par ailleurs, de d\u00e9licieuses pr\u00e9cisions dans une langue ch\u00e2ti\u00e9e et savoureusement color\u00e9e qui donnent toute la substantifique moelle \u00e0 ce pass\u00e9 qui, dans les livres d\u2019histoires, est bien souvent confin\u00e9 aux dates et aux \u00ab&nbsp;grands \u00e9v\u00e9nements&nbsp;\u00bb!<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group is-style-twentytwentyone-border\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-center\"><em> \u00ab&nbsp;Malgr\u00e9 leur horaire charg\u00e9, les interpr\u00e8tes parlementaires trouvent parfois le temps, pendant la pause du midi, d\u2019aller faire saucette dans la rivi\u00e8re des Outaouais, \u00e0 un jet de pierre du Parlement.&nbsp;\u00bb (p.342)<\/em><\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p>Ainsi est bross\u00e9 un portrait vivant de ces hommes et de ces femmes \u2013 les traductaires f\u00e9d\u00e9raux&nbsp;d\u2019Ottawa \u2013&nbsp;qui ont b\u00e2ti la traduction comme institution au Canada; au travers d\u2019extraits de dialogues, de citations, d\u2019anecdotes de d\u00e9convenues, d\u2019\u00e9chauffour\u00e9es ou de comportements farfelus ou m\u00eame des photos d\u2019\u00e9poque (oh cette photo des membres de l\u2019Ordre de Jacques&nbsp;Cartier, avec en son centre M. l\u2019abb\u00e9 Fran\u00e7ois-Xavier&nbsp;Barrette, \u00e9norme cigare au point!).<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group is-style-twentytwentyone-border\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-center\"><em>\u00ab&nbsp;L\u2019interpr\u00e8te devait litt\u00e9ralement courir d\u2019une cabine \u00e0 l\u2019autre chaque fois que l\u2019orateur changeait de langue.&nbsp;\u00bb (p.349)<\/em><\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><strong>R\u00e9fl\u00e9chir sur le bilinguisme d\u2019\u00c9tat<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ce livre sera du reste pr\u00e9cieux \u00e0 toute personne qui souhaite, au-del\u00e0 de \u00e7a, r\u00e9fl\u00e9chir aux questions de traduction et domination. Il n\u2019est en effet un secret pour personne que le succ\u00e8s de ce bilinguisme institutionnalis\u00e9 dans \u00ab\u00a0la courtepointe multiethnique<a href=\"#_ftn1\">[1]<\/a>\u00a0\u00bb qu\u2019est le Canada, est constamment remis en cause. En t\u00e9moignent juste r\u00e9cemment <a href=\"https:\/\/www150.statcan.gc.ca\/n1\/daily-quotidien\/220817\/dq220817a-fra.htm\">les donn\u00e9es de Statistiques Canada<\/a> qui ont fait la une au pays\u00a0: \u00ab\u00a0Le fran\u00e7ais poursuit son d\u00e9clin au Qu\u00e9bec comme au Canada\u00a0\u00bb titrait <em>Le Devoir<\/em> le 18\u00a0ao\u00fbt 2022, \u00ab\u00a0PM\u00a0Justin Trudeau says decline of French in Canada \u2018extremely troubling\u2019\u00a0\u00bb lit-on du c\u00f4t\u00e9 de la presse anglophone au m\u00eame moment (<em>Global News<\/em>). Il faut dire que la traduction vient dans le contexte canadien s\u2019ins\u00e9rer dans une lutte de cultures\u00a0: au XIXe\u00a0si\u00e8cle, les catholiques francophones doivent batailler pour garder pied parmi les protestants anglophones. Et la traduction aura un r\u00f4le cl\u00e9 dans cette bataille, devenant un des instruments de l\u2019\u00e9galit\u00e9 des langues au Canada, mais qui reste aujourd\u2019hui un des probl\u00e8mes de ce \u00ab\u00a0bilinguisme de fa\u00e7ade\u00a0\u00bb, une dualit\u00e9 linguistique asym\u00e9trique. Il serait int\u00e9ressant ici de comparer avec d\u2019autres pays officiellement bi ou multilingues tels que <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.persee.fr\/doc\/equiv_0751-9532_1978_num_9_2_1019\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.persee.fr\/doc\/equiv_0751-9532_1978_num_9_2_1019\" target=\"_blank\">la Belgique<\/a> ou <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.fedlex.admin.ch\/eli\/cc\/1999\/404\/fr#art_70\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.fedlex.admin.ch\/eli\/cc\/1999\/404\/fr#art_70\" target=\"_blank\">la Suisse<\/a>, \u00e9galement terres de traductions. Et de penser \u00e0 l&#8217;avenir du bilinguisme canadien, \u00e0 l&#8217;aune de la reconnaissance des langues autochtones en pr\u00e9sence.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group is-style-twentytwentyone-border\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-center\"><em>En parlant de Pierre Daviault et de son discours sur la d\u00e9gradation de la langue fran\u00e7aise (p.281) :<\/em> <em>\u00ab&nbsp;Il aurait pr\u00f4n\u00e9 l\u2019ath\u00e9isme dans un concile \u0153cum\u00e9nique au Vatican qu\u2019il n\u2019aurait pas suscit\u00e9 autant d\u2019\u00e9moi&nbsp;\u00bb<\/em>!<\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><strong>La traduction, indissociable de l\u2019histoire canadienne<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il n\u2019en reste pas moins que les traducteurs et les traductrices f\u00e9d\u00e9raux des si\u00e8cles derniers ont \u00e9t\u00e9 au Canada instrument de la sauvegarde du fran\u00e7ais (et, soit dit en passant, grands pourvoyeurs d\u2019emplois en traduction!). Ces \u00ab&nbsp;fins litt\u00e9rateurs&nbsp;\u00bb, ces \u00ab&nbsp;passeurs&nbsp;\u00bb, ces \u00ab&nbsp;douaniers&nbsp;\u00bb de la langue ont en effet permis petit \u00e0 petit une certaine entente entre anglophones et francophones. Le livre montre ainsi, sans tomber dans la caricature et l\u2019encensement, que la traduction est un moyen de cr\u00e9er des ponts entre cultures, comme elle l\u2019est tr\u00e8s certainement aux Nations Unies ou encore dans les institutions europ\u00e9ennes, deux instances o\u00f9 la traduction joue un r\u00f4le majeur. S\u2019il ne s\u2019agit donc pas ici de faire l\u2019\u00e9loge de la traduction \u00e0 proprement parler, comme il en \u00e9tait question dans les ouvrages de <a href=\"https:\/\/fr.calameo.com\/read\/0051108601ac1f6e5a1ed?fbclid=IwAR1u1AFbarTk4UjrokwMq3wBrGs6r1_VtqrRnbAbIN88mC_f631LmKhLjMw\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/fr.calameo.com\/read\/0051108601ac1f6e5a1ed?fbclid=IwAR1u1AFbarTk4UjrokwMq3wBrGs6r1_VtqrRnbAbIN88mC_f631LmKhLjMw\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Lori Saint-Martin<\/a> ou de <a href=\"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/2022\/07\/11\/traduire-creer-lequivalence\/\" data-type=\"URL\" data-id=\"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/2022\/07\/11\/traduire-creer-lequivalence\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Souleymane Bachir Diagne<\/a>, l\u2019angle de l\u2019histoire nous offre toutefois un bel hommage \u00e0 ces personnalit\u00e9s bien peu connues du grand public (or, quelle contribution \u00e0 l\u2019histoire canadienne!).<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group is-style-twentytwentyone-border\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-center\"><em>\u00ab&nbsp;Sans les traducteurs, ces passeurs de sens, la litt\u00e9rature universelle ne saurait exister et voyager, chaque \u0153uvre restant prisonni\u00e8re de sa langue.&nbsp;\u00bb (p.373)<\/em><\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><strong>De la nourriture pratique pour le traductaire d\u2019aujourd\u2019hui<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>S\u2019ouvrant fort \u00e0 propos sur une question de traduction (<em>dominion<\/em> ou Puissance?), l\u2019ouvrage plaira enfin \u00e0 tout traductaire d\u2019aujourd\u2019hui qui s\u2019int\u00e9resse aux tenants et aux aboutissants de sa profession, abordant \u2013 certes par petites touches \u2013 des questions tr\u00e8s pratiques&nbsp;: l\u2019importance de se sp\u00e9cialiser, les changements dans la profession avec l\u2019arriv\u00e9e de nouvelles technologies, de possibles m\u00e9thodes de formation (la r\u00e9vision par les pairs, l\u2019\u00e9criture\u2026). On y trouve aussi des mod\u00e8les \u00ab&nbsp;rassurants&nbsp;\u00bb&nbsp;: le parcours de ces traducteurs et traductrices est multiple; beaucoup n\u2019ont pas que la traduction comme seule activit\u00e9, certains ont plusieurs langues \u00e0 leur actif, d\u2019autres ont fait leurs \u00e9tudes \u00e0 l\u2019\u00e9tranger\u2026 et beaucoup ne semblent pas supporter la critique, un des premiers savoir-\u00eatre v\u00e9rifi\u00e9s en entretien d\u2019embauche de nos jours<a href=\"#_ftn2\">[2]<\/a>!<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin est-il int\u00e9ressant de constater comme la profession, essentiellement masculine \u00e0 ses d\u00e9buts (<a href=\"https:\/\/www.circuitmagazine.org\/dossier-144\/le-traducteur-est-une-traductrice-comme-les-autres\">alors qu\u2019essentiellement f\u00e9minine aujourd\u2019hui<\/a>), se f\u00e9minise tr\u00e8s lentement&nbsp;: c\u2019est par des postes \u00ab&nbsp;anodins&nbsp;\u00bb de st\u00e9nographe ou commis que s\u2019y font peu \u00e0 peu une place les femmes qui, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, n\u2019avaient de valeur qu\u2019au fourneau une cuill\u00e8re \u00e0 la main. L\u2019ouvrage parle peu de cette transition puisqu\u2019il n\u2019\u00e9voque qu\u2019une p\u00e9riode cl\u00e9 d\u00e9termin\u00e9e, trop en avant pour faire montre de ces changements. Le prochain ouvrage au programme de cette chronique sera donc l\u2019occasion d\u2019en toucher quelques mots!<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group is-style-twentytwentyone-border\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-center\"><em>\u00ab&nbsp;L\u2019art de bien traduire s\u2019acquiert par l\u2019\u00e9tude r\u00e9fl\u00e9chie des langues et des techniques de traduction jumel\u00e9e \u00e0 une pratique constante de l\u2019\u00e9criture&nbsp;\u00bb (p.303)<\/em><\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><strong>***<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.leslibraires.ca\/livres\/les-douaniers-des-langues-grandeur-et-jean-delisle-9782763731179.html\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.leslibraires.ca\/livres\/les-douaniers-des-langues-grandeur-et-jean-delisle-9782763731179.html\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><em>Les douaniers des langues&nbsp;: Grandeur et mis\u00e8re de la traduction \u00e0 Ottawa (1867-1967)<\/em> <\/a>de Jean&nbsp;Delisle et Alain&nbsp;Otis, paru en 2016 aux Presses de l\u2019universit\u00e9 Laval.<\/p>\n\n\n\n<p>Voir aussi <a href=\"https:\/\/www.erudit.org\/fr\/revues\/cd\/2018-n132-cd03426\/87586ac\/\">la critique de Jean-Nicolas de Surmont<\/a> dans <em>Cap-aux-Diamants<\/em>, la revue d\u2019histoire du Qu\u00e9bec.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> <em>Les douaniers des langues<\/em>, p.425.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\">[2]<\/a> \u00ab&nbsp;La phobie de la r\u00e9vision d\u00e9clenche d\u2019\u00e9tranges r\u00e9actions chez certains traducteurs.&nbsp;\u00bb, <em>ibid<\/em>, p.&nbsp;273.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u2019o\u00f9 vient Termium&nbsp;Plus, une des banques de terminologie \u00e0 la r\u00e9putation internationale? Gr\u00e2ce \u00e0 qui pouvons-nous suivre des \u00e9tudes en traduction \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Laval, \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Montr\u00e9al ou \u00e0 celle d\u2019Ottawa? Quand a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 le Bureau de la traduction canadien, si souvent d\u00e9cri\u00e9 (\u00ab&nbsp;ah, cette fiche termino qui date de l\u2019an&nbsp;40!&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;oh, mais&hellip; <a class=\"more-link\" href=\"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/2022\/09\/08\/la-traduction-et-celles-et-ceux-qui-la-font\/\">Continue reading <span class=\"screen-reader-text\">La traduction, et celles et ceux qui la font<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[36],"tags":[101,100,99,98,102,103],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/768"}],"collection":[{"href":"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=768"}],"version-history":[{"count":6,"href":"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/768\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":775,"href":"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/768\/revisions\/775"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=768"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=768"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/agnesa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=768"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}